Les rejets de CO2 dans l'atmosphère nuisibles aux fonds sous-marins (étude)

Publié le par marie

Les rejets de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère font ressentir leurs effets jusque dans les fonds sous-marins où le corail peine à se développer en raison d'une acidité croissante de l'eau, affirme une étude à paraître cette semaine en Norvège. "La vie dans l'océan peut connaître de grands changements au cours du siècle en raison des rejets de CO2 dus à l'homme. Les changements climatiques et l'acidification de l'océan qui en résulte auront un impact sur le milieu océanique", a indiqué la Direction norvégienne de gestion de la nature dans un résumé de l'étude, publié mardi. Selon le rapport qui résume les connaissances existantes dans ce domaine, l'eau de mer, qui absorbe environ un tiers du CO2 émis dans l'atmosphère, risque de connaître dans les 100 ans à venir un rythme d'acidification 100 fois plus rapide qu'au cours des 100.000 dernières années. Le potentiel d'hydrogène (pH), indice qui exprime l'acidité ou la basicité d'une solution, mesuré près de la surface des océans, pourrait perdre jusqu'à 0,3 unité au cours du siècle --plus l'indice est bas, plus la solution est acide-- alors que la perte enregistrée depuis le début de la révolution industrielle n'était que de 0,1 unité. Cette acidification accélérée affaiblit la capacité du corail, de planctons et de végétaux et d'autres organismes essentiels au reste de la chaîne alimentaire, à fabriquer leur enveloppe calcaire. "Les conséquences écologiques (...) sont inconnues mais les scénarios s'appuyant entre autres sur des recherches laissent augurer un impact négatif significatif", a souligné la Direction norvégienne de gestion de la nature. "Ces connaissances, en plus de ce que l'on sait par ailleurs sur les conséquences des rejets de gaz à effet de serre, démontrent qu'il est plus urgent que jamais de trouver des stratégies pour réduire le niveau des gaz à effet de serre présents dans l'atmosphère", affirme le document. L'étude sera présentée cette semaine à Trondheim (ouest de la Norvège) lors d'une réunion de responsables d'Ospar, organisation pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est qui regroupe 12 pays riverains.

Publié dans sauvezlaplanete

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