orpaillage

Publié le par marie

Depuis la hausse des cours de l'or, l'orpaillage a été démultiplié et menace l'environnement en Guyane comme dans de nombreuses régions du monde. Principal eldorado des prospecteurs, les rivières amazoniennes payent depuis plusieurs années un lourd tribu à l'extraction d'or. La situation est critique particulièrement en Guyane française, au Guyana, au Surinam, au Vénézuela et au Brésil. En Guyane française, alors que l'utilisation du mercure pour l'orpaillage est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2006, la mort d'un gendarme en intervention contre des installations clandestines, survenue quelques semaines après l'assassinat d'un écologiste par des tueurs à gage, démontre une fois de plus que cette activité a radicalement modifié la quiétude de ce territoire français. L'orpaillage clandestin a fait 40 morts en 2004 (source administration judiciaire) et semble t'il autant en 2005 (à comparer avec les 40 décès annuels dus à l'insécurité routière en Guyane). Au final, selon les Verts de Guyane, l'orpaillage illégal serait à l'origine de 50 % de la criminalité Guyanaise. La santé publique n'est pas reste, à titre d'exemple, plus de 65 % des amérindiens du Haut Maroni sont au-dessus du taux limite de mercure fixé par l'organisation mondiale de la santé (OMS), 5 à 10 tonnes de ce métal étant déversées chaque année dans les rivières guyanaises. En outre, en multipliant les bassins d'eau, l'extraction de l'or favorise également la pullulation des moustiques et l'arrivée du paludisme dans une région qui en était exempte.

Publié dans sauvezlaplanete

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