le commerce dans le secteur forestier STOP
Greenpeace demande à lUnion Européenne de stopper la libéralisation du commerce dans le secteur forestier lors de la prochaine Conférence de lOMC, suite à la publication dune étude dimpact commandée par la Commission. Cette étude montre quune libéralisation accrue du commerce du bois risque damplifier la destruction des forêts primaires et daugmenter labattage illégal et non-soutenable du bois, en particulier dans les pays les plus pauvres où la gouvernance est faible. Létude recommande une approche précautionneuse et suggère à lUE un certain nombre doptions, notamment des mécanismes de réglementation du commerce, pour atténuer les effets négatifs de la libéralisation. La Commission, qui est en possession de cette étude depuis plusieurs mois, na pas encore fait part de ses commentaires ni pris position publiquement. Ce sujet sera pourtant discuté lors de la prochaine Conférence de lOMC qui doit débuter la semaine prochaine à Hong Kong. Pour faire écho à létude commandée par lUE, Greenpeace vient de publier un rapport qui illustre la menace que constitue aujourdhui lOMC pour la sauvegarde des forêts. Toute tentative à lOMC visant à accroître la libéralisation du commerce du bois conduirait à des dommages écologiques irréversibles, une augmentation de la pauvreté et à une accentuation des conflits sociaux et de linstabilité politique dans le Bassin du Congo, lAmazonie et lAsie. LUE doit être cohérente avec les engagements quelle a pris pour la sauvegarde des forêts et la lutte contre la pauvreté, la perte de biodiversité et le changement climatique, précise Sébastien Risso, conseiller politique pour Greenpeace. Elle ne doit en aucun cas appuyer de nouveaux plans de libéralisation au vue de leurs impacts sociaux et environnementaux. Le rapport publié par Greenpeace illustre comment lOMC est utilisé comme un épouvantail pour geler laction politique visant à stopper la destruction des forêts. Greenpeace invite les pays du Nord et du Sud à enrayer cette tendance et à reconnaître la primauté du droit international visant à la protection de lenvironnement et des droits humains sur les règles du libre-échange. Le combat mondial contre la pauvreté, la perte de biodiversité et la destruction des forêts dépend de la capacité de lUE et des autres pays riches à changer leur politique commercial et leur politique daide au développement, explique Ludovic Frère, chargé de la campagne Forêts pour Greenpeace France. LUE et les autres marchés dimportations doivent adopter des lois et des mécanismes de contrôle pour criminaliser le commerce de bois illégal et sassurer un approvisionnement en bois issu de forêts durablement gérées. De leur côté, les pays forestiers doivent évaluer lefficacité des lois existantes pour lutter contre labattage illégal et non-soutenable du bois, et sassurer de leur mise en uvre. Ils doivent aussi améliorer leur système de gouvernance et lutter contre la corruption et le blanchiment dargent. Notes : 1. Létude dimpact, préparée par Savcor Indufor (juin 2005), en association avec the Institute for Development Policy and Management (IDPM) of the University of Manchester, est disponible en ligne. 2. Nouveau rapport publié par Greenpeace, Trading away our last ancient forests (en anglais)
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