Plus la température terrestre augmente, plus rapidement le méthane emprisonné dans le pergélisol séchappe dans latmosphère et contribue au réchauffement climatique. En clair : nous sommes assis sur une bombe à retardement et lhorloge commence à saffoler.
Des scientifiques américains et russes arrivent à cette conclusion après avoir observé que le méthane contenu dans des lacs de la Sibérie bouillonne cinq fois plus vite que prévu. Leurs résultats sont publiés dans la revue Nature du 7 septembre.
Résultat : encore plus de réchauffement climatique. Et au fur et à mesure que le thermomètre monte, les sols gelés depuis des dizaines de milliers dannées le pergélisol libèrent encore plus de gaz à effet de serre (GES). Bref, un cercle vicieux.
Cette décongélation notable le Nord est plus sensible au réchauffement climatique a pour conséquence de libérer du carbone. Mais aussi de précipiter dans leau les restes végétaux et animaux qui étaient emprisonnés dans les berges gelées. Une fois au fond des lacs ou immergés dans les marais, ceux-ci se décomposent et libèrent le méthane, un GES 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone (CO2).