insécurité nucléaire: la preuve est faite!

Publié le par marie

Suite au vol d’un pagojet ce matin dans la zone aérienne interdite de la centrale de Flamanville, les porte-paroles de Greenpeace France et Greenpeace International sont convoqués demain matin à 8h30 à la Gendarmerie de Cherbourg. Ils se rendront à cette convocation pour rendre-compte des insuffisances patentes de la sécurité de cette centrale nucléaire. Un pagojet (aile volante motorisée) de Greenpeace a réussi à survoler ce matin la centrale nucléaire de Flamanville, franchissant sans aucune difficulté la zone interdite aérienne. Le pilote s’est ensuite évaporé au nez et à la barbe des gendarmes et des services de sécurité d’EDF qui le cherchent encore…Greenpeace a tenu là à démontrer les insuffisances du système de sécurité prévu par EDF. Le pagojet était équipé d’une banderole STOP EPR et d’une caméra embarquée. Greenpeace s’oppose au projet de construction d’un réacteur EPR sur ce site. Vidéo: le pagojet franchit la zone interdite aérienne : http://www.greenpeace.org/france/photosvideos/videos/flamanville-epr-pagojet Vidéo fiction: Voulez-vous vraiment un nouveau réacteur nucléaire? http://www.greenpeace.org/france/photosvideos/videos/EPR-avion Pour rappel, le 16 mai dernier, Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, était placé en garde à vue par la DST pendant plus de quatorze heures, son domicile perquisitionné, ses ordinateurs et téléphone portable saisis, pour détention d’un document « Confidentiel Défense » sur l’EPR. L’analyse de ce document, désormais largement public, réalisée pour Greenpeace par John H. Large, un expert britannique en matière de sécurité nucléaire, avait révélé que non seulement l’EPR ne serait pas capable de résister à une chute d’avion de ligne, mais aussi que la méthode utilisée par EDF pour étudier cette question était notoirement insuffisante. EDF précise dans la lettre accompagnant le document ne pas se sentir responsable de la protection contre le risque terroriste. EDF et Areva affirment régulièrement avoir modifié le design de l’EPR pour prendre en compte le risque de chute d’avion de ligne mais sans jamais en apporter la preuve. Sous prétexte de ne pas informer de potentiels terroristes, c’est en fait l’ampleur des risques imposés aux français par l’industrie nucléaire que l’on tente de cacher. « EDF exploite aujourd’hui 58 réacteurs nucléaires particulièrement vulnérables et veut construire un EPR à Flamanville afin de préparer le renouvellement de son parc sans sérieusement prendre en compte les risques, dénonce Hélène Gassin chargée de campagne Energie pour Greenpeace France. Faire taire les opposants et imposer le secret défense pour masquer ses faiblesses ne protège pas la population contre le risque nucléaire ! Le cas du professeur Pellerin aujourd’hui mis en examen en est un cas exemplaire! » L’enquête publique sur le projet d’EPR de Flamanville se tiendra entre le 15 juin et le 31 juillet, soit en pleine période estivale, dans un périmètre de seulement 10 km autour du site. Pourquoi une telle méthode si EDF n’a rien à cacher ?

Publié dans sauvezlaplanete

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article