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Vendredi 17 février 2006
La fonte des glaces du Groenland s'accélère dangereusement Le Groenland méritera-t-il bientôt le nom que lui avaient donné, il y a plus d'un millénaire, les colons scandinaves ? Le "pays vert", dont les marges furent occupées pendant quelques siècles par des paysans vikings, avant d'être à nouveau pétrifiées lors du petit âge glaciaire, fond à nouveau. Ses glaciers accélèrent leur course vers l'Océan, où ils se disloquent en une multitude d'icebergs. Le phénomène vient d'être mesuré par Eric Rignot, du Jet Propulsion Laboratory de Pasadena (Californie), et par Pannir Kanagaratnam, du centre de télésurveillance des calottes polaires de l'université du Kansas. Publiées dans la revue Science, ces observations ont été présentées, jeudi 16 février, pour l'ouverture du congrès annuel de l'Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS), qui se tient jusqu'au 20 février à Saint Louis (Missouri). Des mesures radar, aériennes et satellitaires, conduites en 1996, en 2000 et en 2005, montrent que le déficit en glace de la calotte groenlandaise a plus que doublé au cours de cette période. Elle est passée de 90 à 220 km3 par an. Pour Eric Rignot, cette perte est due, pour les deux tiers, à un changement de comportement des glaciers. "C'est un peu comme si des barrages étaient en train de lâcher", résume le chercheur français. CONSÉQUENCES DU RÉCHAUFFEMENT Le réchauffement de l'atmosphère, de deux à trois degrés, mesuré à la station d'Angmassalik depuis les années 1980, se traduirait dans la région par une fonte accrue de la glace en surface. L'eau de fonte, en s'écoulant rapidement jusqu'au socle rocheux, aurait alors un rôle de lubrifiant et faciliterait l'écoulement du glacier. D'autres mécanismes, comme l'usure de sa base par l'eau de mer, elle aussi plus chaude, ou la perte de résistance due au retrait de la banquise sont probablement à l'oeuvre. Le résultat est spectaculaire : le glacier Kangerdlugssuaq Gletscher, dans l'est du Groenland, s'écoule désormais à une vitesse de 14 km par an (ou 38 mètres par jour), trois fois plus vite qu'il y a dix ans. Son front a reculé de 10 km. Et il a perdu 250 mètres d'épaisseur, soit un quart de sa hauteur initiale. En effet, à mesure qu'ils accélèrent, les glaciers perdent en épaisseur, un peu comme un élastique tendu. Et ils drainent en conséquence plus rapidement la glace accumulée en aval. Les conséquences sur l'élévation du niveau des mers sont encore minimes. On estime que si la calotte groenlandaise fondait intégralement, l'eau monterait de 7 mètres. L'apport annuel mesuré par Eric Rignot et par son collègue montre que sa contribution actuelle est de l'ordre de 0,6 millimètre par an. C'est trois fois plus que les estimations faites il y a dix ans. "Le Groenland contribuera plus, et plus rapidement, à la hausse des niveaux des mers que ce que les modèles prédisaient", insiste M. Rignot. Il faut donc relativiser les mesures plus rassurantes publiées ces derniers mois (Le Monde du 24 octobre 2005) suggérant une accumulation de la glace à l'intérieur du Groenland sous l'effet d'une augmentation des précipitations. Ce nouveau régime neigeux ne compense pas, semble-t-il, le changement d'écoulement des glaciers. La découverte de l'influence prédominante de leur comportement sur l'évolution globale de la calotte groenlandaise pourrait conduire à réévaluer les modèles numériques utilisés par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC, IPCC en anglais), qui ne tiennent pas compte de ce type de mécanisme. Le GIEC prépare pour 2007 un rapport dressant divers scénarios sur les conséquences du réchauffement. "Ces nouvelles observations vont sans doute élargir le spectre des prédictions", avance M. Rignot qui, bien que membre du GIEC, les juge très prudentes (entre 9 et 88 cm d'élévation du niveau des mers d'ici à 2100). D'autant que le phénomène observé au Groenland est aussi à l'oeuvre en Antarctique, "dont la perte de masse est presque équivalente", selon le chercheur. De plus, les glaciers ne sont pas seulement en péril sur les calottes polaires. Leur retrait est général. Ils fondent dans l'Himalaya, château d'eau de l'Asie, où l'approvisionnement de 2,5 milliards de personnes est en jeu. Et sont tout aussi menacés dans les Andes et en Patagonie, où l'on redoute glissements de terrain et coulées de boue catastrophiques.
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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Vendredi 17 février 2006
Bush en appelle aux énergies renouvelables Faut-il le croire ? Lors de son discours sur l'Etat de l'Union, George W Bush s'est lancé dans un panégyrique appuyé sur les énergies renouvelables. Esbroufe pour calmer l'opinion ou réelle volonté ? Difficile de séparer le bon grain de l'ivraie dans un discours porté par un ex-pétrolier texan qui prônait, il y a peu encore, le forage dans le golfe du Mexique et en Alaska. Extrait de cette catharsis écolo. «L'Amérique est droguée au pétrole, a-t-il lancé, souvent importé de régions instables. La meilleure façon de rompre cette dépendance est de le faire par le biais de la technologie. Nous sommes au seuil de progrès incroyables.» La Maison-Blanche propose donc une «Initiative sur les énergies de pointe» fixée vers un objectif ambitieux : réduire de 75% les importations américaines de pétrole du Moyen-Orient à l'horizon 2025. Soulignant que 10 milliards de dollars ont déjà été dépensés depuis 2001 pour développer des alternatives au pétrole, Bush promet une augmentation de 22% des fonds consacrés à la recherche (700 millions de dollars pour 2006-2007). En pratique, le président ouvre plusieurs voies de développement. Pour l'alimentation en énergie des bâtiments, il mise sur le charbon «sans émissions» d'oxyde de carbone (dont les résidus sont rebrûlés), des «technologies solaires et éoliennes révolutionnaires» et l'énergie nucléaire, «propre et sans danger». A suivre !
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Vendredi 17 février 2006
UNE BONNE NOUVELLE! 6 millions d'hectares de forêt amazonienne enfin protégés ! 14 février 2006 Amazonie, Bresil — Greenpeace se félicite de la décision prise par le gouvernement brésilien de sauver une vaste zone de forêt tropicale amazonienne de la destruction. 6,4 millions d'hectares de forêt primaire (soit deux fois la surface de la Belgique) viennent en effet d'être délimités et serviront de réserve. Les menaces qui pèsent sur la forêt amazonienne sont effectivement nombreuses : sécheresse, incendies, opérations forestières illégales et destructrices, coupes à blanc. Ces trois dernières années, ce sont 6,985 millions d'hectares de forêt tropicale qui ont ainsi été détruits – l'équivalent de 18 terrains de football toutes les minutes. Cette destruction, à son tour, engendre une perte catastrophique de diversité biologique et a des conséquences sur la régulation du climat de la planète. La zone qui doit bénéficier de cette protection est particulièrement menacée par l'exploitation car la route BR-163, dans l'Etat du Para, est sur le point d'être asphaltée, ce qui faciliterait la pénétration des plantations de soja, de l'élevage de bétail, de l'exploitation forestière, ainsi que d'autres vecteurs de destruction. Aux termes du Décret présidentiel, trois niveaux de protection de cette zone forestière seront définis : 1,6 millions d'hectares recevront une protection permanente et seront définitivement inaccessibles aux opérations d'exploitation forestière et à la déforestation. Des concessions forestières seront délimitées dans 2,8 millions d'hectares : elles devront empêcher la déforestation sauvage et assurer une gestion raisonnable de la forêt. Les 2 millions d'hectares restant feront l'objet d'orientations de développement renforcées et améliorées. Le Décret présidentiel d'aujourd'hui fait suite à l'annonce faite la semaine dernière par le Gouverneur de la Province de Colombie Britannique au Canada de protéger 2 millions d'hectares dans la Forêt pluviale des Grands Ours. "Nous voulons voir dans ces deux victoires l'amorce d'une nouvelle direction pour l'avenir des forêts primaires, souligne Ludovic Frère, chargé de campagne Forêts à Greenpeace France. Le mois prochain, lors de la Convention sur la Diversité Biologique qui se tiendra au Brésil, les gouvernements auront l'occasion de faire suivre leurs promesses d'effet et de protéger la vie sur Terre en créant une réseau mondial de zones forestières protégées" (1)
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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Vendredi 17 février 2006
SAN JUAN, Porto Rico (AP) -- Des scientifiques pensent avoir découvert une nouvelle espèce de poisson et au moins un vingtaine de types d'algues auparavant inconnues lors d'une récente expédition dans une zone marine à la biodiversité très riche: une montagne sous-marine au large de l'île de Saba dans les Antilles néerlandaises. Lors d'une mission de deux semaines en janvier sur le site de l'atoll de Saba Bank, les plongeurs sont descendus deux fois par jour à 30 mètres de profondeur pour prélever des échantillons. Leurs efforts ont permis de découvrir des algues aux caractéristiques uniques ainsi qu'un poisson qui n'aurait jamais été répertorié à ce jour: un gobi orné de taches orange. Il faudra peut-être un an pour confirmer ces découvertes, dont les pêcheurs locaux espèrent tirer argument pour demander l'éloignement des pétroliers qui passent à proximité de l'atoll. "Nous découvrions littéralement une espèce par jour, c'est vraiment remarquable", a commenté Michael Smith, scientifique du groupe écologiste Conservation International, qui a cofinancé l'expédition avec les autorités néerlandaises et l'organisateur de croisières américain Royal Caribbean's Ocean Fund. "Il n'y a pas beaucoup d'endroits où ce soit encore possible dans les Caraïbes ou si près de l'Amérique du Nord." M. Smith décrit la zone comme "l'épicentre de la diversité pour les algues dans les Caraïbes". Mark Littler, un botaniste marin, raconte que ses plongées ont révélé des paysages comparables à de "mini forêts tropicales". "C'est un habitat extrêmement important", souligne cet expert qui étudie les algues dans le monde depuis 30 ans. "Nous avons travaillé dans l'ensemble des Caraïbes et avons trouvé des zones de biodiversité remarquables mais pas autant que celle-ci. C'est un système énorme." L'atoll de 2.200 kilomètres carrés est plus grand que les cinq îles réunies des Antilles néerlandaises mais il a été jusqu'ici peu étudié. Il est fréquenté par une quarantaine de pêcheurs de Saba. AP
par marie publié dans : animaux
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Mardi 14 février 2006
2006-02-14 JAKARTA (Source vérifiée) Le gouvernement indonésien veut sacrifier une partie de la forêt équatoriale de Bornéo pour y créer une immense plantation de palmiers à huile. Ce projet révolte les défenseurs de l'environnement qui affirment que le projet a pour but non avoué de fournir du bois à la Chine. Le vaste chantier de déforestation, financé par des fonds chinois, nuira inévitablement à un nombre incalculable d'espèces animales et végétales rares. La forêt de Bornéo, la plus grande d'Asie du Sud-Est, héberge notamment les derniers orangs-outans de la planète. La zone projetée a une forme pour le moins étrange : longue de 2.000 kilomètres et large de 5, elle s'étend sur la presque totalité de la frontière avec la Malaisie. Cela a conduit certains à supposer que le projet avait davantage un but stratégique qu'économique. La plantation entame de surcroît trois parcs nationaux, en théorie protégés. "La question est de savoir pourquoi là-bas sur la frontière, alors que l'Indonésie possède tant de plantations de palmiers à huile non productives ou de zones forestières à l'état dégradé dans tout le pays", s'interroge Togu Manurung, de l'association Forest Watch Indonesia. Faisal Basri, un éminent économiste indonésien, accuse le ministère de l'Economie d'avoir proposé le bois de Bornéo en échange d'investissements chinois dans des projets d'infrastructures en Indonésie. Le projet a en effet été connu peu après le retour du président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono de Pékin, où il avait signé d'importants contrats commerciaux. "Je pense que l'objectif final du projet est l'exploitation de grumes, oui, donner du bois gratuitement (à la Chine) en échange de développement d'infrastructures", assure M. Basri. Selon lui; l'idée de créer une plantation dans cette zone montagneuse "est ridicule sur le plan de l'environnement, mais aussi sur le plan technique". Une étude préliminaire a conclu que seulement 10% de la surface était adaptée à la récolte de l'huile de palme, qui requiert des étendues planes, a admis Ahmad Dimyati, directeur général chargé des plantations au ministère de l'agriculture. Mais le ministère de l'Economie réplique que la plantation géante apportera un investissement d'environ huit milliards de dollars à une région reculée, tout en créant près d'un demi-million d'emplois. "La zone frontalière a de nombreux problèmes graves, surtout la pauvreté. En comparaison avec le reste de l'Indonésie, elle est arriérée", a affirmé à l'AFP Bayu Krisnamurti, adjoint au ministre coordinateur de l'Economie. Il a ajouté que la plantation permettrait aussi de lutter contre la déforestation illégale à destination de la Malaisie. Les forêts indonésiennes, les plus grandes du monde après celles du Brésil, sont pillées par une véritable mafia du bois. L'archipel perd chaque année 2 à 3 millions d'hectares boisés, selon des ONG. Les spécialistes estiment que les étendues arborées auront disparu de Bornéo dans vingt ans, comme elles ont quasiment disparu de Java et de Sumatra. Le ministre de la Défense indonésien Juwono Sudarsono a récemment reconnu que l'armée indonésienne n'était pas capable d'assurer une présence satisfaisante le long des frontières de l'archipel. La plantation pourrait donc par ailleurs servir d'auxiliaire des garde-frontières. Mais ces arguments laissent froides les ONG. Trois nouvelles espèces vivantes sont découvertes par mois en moyenne à Bornéo. Ce poumon vert de la planète est l'un des écosystèmes les plus riches de la planète, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF). "Quand ils ont annoncé cette plantation le long de la frontière, nous avons été choqués", confie Fitrian Ardiansyah, du WWF Indonésie. Il explique que la région concernée contient 14 des 23 départs de rivières de Bornéo. Déboiser ces endroits risque donc de polluer loin dans l'île.
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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Dimanche 12 février 2006
Vous avez la possibilité de vous rendre facilement en train, en bus ou à pied quelque part ? Alors ne prenez pas votre voiture, cette grande productrice de Gaz à effet de serre. De manière générale, préférons un moyen de transport en commun (train, bus, tramway), nous contriburons fortement à limiter les émissions de gaz à effet de serre. Si nous sommes obligés de nous déplacer en voiture, nous pouvons tout de même limiter les dégâts en terme d’émission de gaz à effet de serre en suivant les conseils suivants : Roulons moins vite, nous consommerons moins d’essence et produirons moins de gaz à effet de serre. Sur autoroute, préférons le 115 km/h que le 130 km/h Lors de l’achat d’une voiture, préférons une voiture moins polluante, la voiture hybride étant ce qu’on fait actuellement de moins polluant dans ce domaine. (Toyota a lancé la première voiture hybride mais les autres constructeurs devraient suivre) Préférons les biocarburants A éviter absolument : le 4X4 qui est la plus polluante des voitures, car énergétivore. Evitons l’option « Cliimatisation » dans votre voiture. En effet, cette dernière rejette des gaz fluorés contributeurs de l’effet de serre ! Avec la fin du pétrole, pourra t-on parler de voiture propre ? Pendant la phase de déclin du pétrole, une essence appelée « bio-diesel » à base d’huile de Colza et de méthanol sera alors proposée. Cette essence nécessitera encore du pétrole mais en quantité moindre. Les moteurs de nos voitures devront alors être adaptés par les constructeurs automobiles qui ne sont pas encore prêts actuellement. L'expérience brésilienne : le Flex-Fioul Au brésil, 2/3 des voitures neuves vendues ont des motorisations "Flex Fioul", c'est à dire qu'elles fonctionnent avec un carburant dénommé "flex fioul" qui est un mélange d'essence et d'éthanol. Le "flex-fioul" est plus économique pour les consommateurs brésiliens et permet aussi à ce pays d'être moins dépendant du pétrôle. L'éthanol est produit à partir de la culture de la canne à sucre, abondante au Brésil.
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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Vendredi 10 février 2006
1. Autriche : interdiction du colza transgénique La Commission européenne donne son feu vert à l’importation d’un colza transgénique. Mais l’Autriche l’interdit, aussi »en raison des résultats de la consultation populaire en Suisse«. Ce pays revendique son droit à l’autodétermination face à la bureaucratie de l’UE. (Telepolis, 23.1.06) 2. Allemagne : »Cultivez donc du maïs !« L’Allemagne se prépare à cultiver des variétés de maïs génétiquement modifié. Afin de protester contre cette décision, les personnes qui souhaitent manifester leur opposition peuvent planter du maïs bio sur leurs balcons et dans leurs jardins familiaux. La Fondation berlinoise »Zukunftsstiftung Landwirtschaft« (Fondation pour l’avenir de l’agriculture) leur envoie gratuitement des sachets de semences. »Soutenue par une vaste coalition«, cette action porte le nom de »Golden Bantam – frisch, frech, fruchtbar, frei« (frais, impertinent, fertile, libre). En effet le maïs bio ne doit pas être contaminé par le maïs OGM. (GeNPost, 19.1.06) 3. International : coalition contre la technologie Terminator Afin d’entraver la multiplication des semences par les paysans, les multinationales agroalimentaires ont mis au point une technique consistant à programmer l’introduction d’un «gène suicidaire« dans une plante. Une fois arrivée à maturité la plante produit un poison qui tue le germe. La semence est par conséquent stérilisée génétiquement. L’ONU désapprouve cette »Technologie Terminator«: il existe bien un moratoire international de facto, mais celui-ci a été affaibli par la conférence qui s’est tenue à Grenade fin janvier 2006. (etc, 27.1.06) 4. Italie : quels sont les effets de l’ADN synthétique dans le sang ? Lors d’expériences au cours desquels des porcs ont été nourris avec du maïs GM, les chercheurs ont décelé la présence de fragments de gène synthétique de ce maïs dans le sang, le foie, la rate et les reins des animaux. Reste à savoir quels effets secondaires pourrait avoir sur l’être humain et l’animal l’ADN synthétique présente dans l’alimentation transgénique. (Telepolis, 5.12.05) 5. USA : le chant des souris Il semblerait que les souris mâles séduisent leurs conquêtes femelles en émettant des sons complexes que l’on peut qualifier de chants d’amour. Il s’agit là de vocalisations ultrasoniques, raison pour laquelle ces chants n’étaient pas audibles jusqu’alors. Selon les chercheurs, ces chants d’amour sont bien plus sophistiqués qu’ils n’auraient pu le penser. (NS, 5.11.05)
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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Vendredi 10 février 2006
08 février 2006 Greenpeace marque son opposition à la culture commerciale de plantes transgéniques sur le territoire européen Paris, France — Greenpeace condamne la décision prise par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui encourage les Etats-Unis, le Canada et l’Argentine dans leurs efforts pour forcer l’Europe à accepter les organismes génétiquement modifiés (OGM). Suite à la plainte déposée en août 2003 par ces trois pays, l’OMC vient en effet de décider que le moratoire sur les importations d’OGM pris par l’Union européenne (UE) entre 1998 et 2004, ainsi que les interdictions nationales prises par certains Etats-membres, contrevenaient aux règles du commerce international. Greenpeace estime que l’OMC ne doit être utilisée ni pour mettre en cause la législation de l’UE, ni pour ébranler les accords internationaux sur la biosécurité qui sont déjà en vigueur. Aujourd’hui, les Etats qui souhaitent interdire les OGM peuvent le faire en s’appuyant sur le protocole de Carthagène sur la Biosécurité, élaboré sous l’égide des Nations unies. « Ce verdict de l’OMC prouve à quel point cette institution place les intérêts commerciaux au-dessus de tout et n’est pas qualifiée pour traiter des questions concernant la science ou l’environnement, commente Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. Toute cette affaire n’est qu’une tentative vaine et désespérée de l’administration américaine et des industries de l’agrochimie d’écouler sur de nouveaux marchés leurs OGM potentiellement dangereux et dont personne ne veut. » « Cette décision de l’OMC ne permettra pas aux géants de l’industrie américaine des biotechnologies, de vendre un grain de maïs transgénique de plus car il n’y a pas de marché pour les OGM, reprend Arnaud Apoteker. La majorité des citoyens, des agriculteurs et un nombre grandissant de gouvernements sont fermement opposés aux OGM, en Europe comme dans le reste du monde. Les producteurs américains qui exportent des OGM perdent chaque année de plus d’argent (300 millions de dollars en 2005). Voilà un avertissement clair : personne ne veut des OGM. » De nombreux gouvernements s’opposent fermement aux importations d’OGM. Le 30 janvier, la Grèce, malgré la mise en demeure de la Commission, a annoncé qu’elle maintenait son interdiction d’importation de variétés de maïs transgénique fabriqué par Monsanto. L’Autriche a récemment annoncé son intention d’interdire l’importation de colza OGM. Ces embargos, en plus de ceux pris l’année dernière par la Hongrie et la Pologne, de la décision de 172 régions d’Europe de se déclarer « zone sans OGM » et du moratoire suisse décidé par un référendum public, montrent bien à quel point l’Europe rejette les OGM. La législation de l’UE en matière d’autorisation et d’étiquetage des OGM ne peut en aucune façon être remise en cause par la décision de l’OMC. « L’OMC ne doit pas pouvoir passer outre ces décisions prises démocratiquement. Et la Commission européenne doit respecter et soutenir les Etats-membres plutôt que de les forcer à lever leurs interdictions nationales, conclut Arnaud Apoteker. Quant au gouvernement français, il ne doit surtout pas utiliser l’excuse bidon de cette décision de l’OMC pour faire passer en urgence une loi sur les OGM qui légaliserait la contamination génétique plutôt que de nous en protéger. Le projet de loi sur les OGM du ministre de la Recherche doit être rejeté. »
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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Vendredi 10 février 2006
BRUXELLES L'initiative a tout de suite été saluée par Gaia, l'association de défense des animaux: elle a livré chez Makro un énorme gâteau réalisé exclusivement avec des oeufs de poules élevées au sol. «Aux Pays-Bas, les oeufs de batterie ont disparu des rayons depuis un an déjà», insiste Gaia, qui espère à présent que les autres supermarchés du pays imitent l'exemple de Makro: les six magasins du groupe allemand en Belgique ont en effet décidé, dès le 9 janvier, de ne plus vendre d'autres oeufs que ceux provenant de poules élevées au sol! Des produits légèrement plus chers, mais respectueux de l'environnement et du bien-être animal. De la sorte, Makro devance la loi, puisque, dès 2012, les élevages de poules en cages, tant décriés par les protecteurs des animaux, seront définitivement interdits en Europe. Pour les oeufs, Makro ne va plus collaborer désormais qu'avec des fournisseurs qui suivent une méthode de production alternative, et garantissent des oeufs de qualité supérieure. Les poules sont élevées au sol, dans un jardin d'hiver, et picorent librement dans une aire couverte et clôturée. Le climat est pareil qu'en extérieur, et si un toit recouvre les lieux, c'est pour empêcher toute contamination extérieure, causée, par exemple, par des oiseaux migrants (on en a beaucoup parlé à l'heure de la grippe aviaire!). Côté pratique, pour le consommateur, un nouveau label et logo QSM, signifiant Quality and Safety Management, identifiera ces produits. Un exemple à suivre? Gaia se dit en tout cas convaincue que les consommateurs sont prêts à payer un léger supplément de prix pour des produits garantis plus sains et respectueux de l'environnement.
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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Lundi 6 février 2006
Le clonage reproductif humain Un sondage américain a révélé que 7% des adultes aimeraient se faire cloner ! Leurs motivations sont variées : disposer d'un réservoir d'organes pour le cas où ils auraient besoin d'une greffe, continuer d'exister après la mort, etc. D'autres suggèrent le clonage des personnes possédant certaines combinaisons de gènes, comme des savants ou des sportifs. D'autres encore proposent le clonage des personnes chères qui seraient décédées. Derrière tous ces rêves, se profilent le désir d'uniformité (répliquer à l'infini ceux qui nous plaisent) et le désir d'immortalité (refuser la mort d'un être cher ou sa propre mort). Évidemment, pour l’instant, cela n’est pas réalisable puisque la technique n’est pas encore au point. Mon clone est-il mon double ? Suis-je un être unique ou peut on me fabriquer à des milliers d'exemplaires? Un clone a le même patrimoine génétique que le donneur de la cellules somatique, contrairement aux autres individus qui sont le résultat d'un brassage de gènes issus de leur père et de ceux de leur mère. Mais le clone est-il pour autant une copie fidèle de son donneur? Rien n'est plus éloigné de la réalité, puisque l'identité, tant au niveau biologique qu'au niveau psychologique, n'est pas la seule conséquence du génome. Sur le plan biologique, la différence entre deux cellules réside non seulement dans les chromosomes mais aussi dans le cytoplasme (cas de l'ADN mitochondrial par exemple). Quant à l'identité d'un être vivant complexe, elle est bien plus que la seule conséquence de l'identité biologique: elle est aussi le résultat d'une expérience, d'une mémoire. Mon clone aura mes gènes mais il naîtra bien des années après moi, sans être soumis au même environnement, sans avoir mes souvenirs, sans rencontrer ceux qui, par ce qu'ils m'ont donné d'eux, ont transformé ma vie. Mon clone n'est donc pas moi: c'est un autre, avec mes gènes. On ne peut pas me photocopier. Le rat Ralf, premier rat cloné par des français Le rat Ralf est agréablement gras, tout à fait en bonne santé, et parfaitement blanc en bon rat de race albinos. D'une certaine façon, Ralf est un rat catégorie RAS rien à signaler et c'est bien cette insigne insignifiance qui lui vaut d'être exposé de façon avantageuse, ce vendredi, dans la revue Science : à dix mois, Ralf se porte comme un charme et cela, alors même qu'il est un clone. Le clonage humain peut-être impossible avec les techniques actuelles Le clonage humain, mission impossible? Il semble en effet irréalisable, en l'état actuel de la science, de »copier» des êtres humains ou même des primates, selon des scientifiques qui suggèrent que les tentatives de clonage reproductif sur des singes ont échoué à cause d'un obstacle moléculaire fondamental. L'autre canular de Raël : la machine à cloner Il n'y a pas qu'avec ses prétendus clones que Raël a fait parler de lui. Il y a aussi une "machine à cloner", dont on a vaguement entendu parler l'an dernier. Une extraordinaire machine, à n'en pas douter puisque, selon la compagnie Clonaid, c'est grâce à elle qu'auraient été clonés les bébés en question.
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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