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Mardi 16 mai 2006
LONDRES (AP) -- Le réchauffement climatique pourrait faire des millions de morts en raison d'inondations, de famine, de sécheresse et de violences qui en découleraient d'ici la fin du siècle, avertit un rapport qui sera publié lundi par l'association caritative britannique Christian Aid. Selon cette organisation, quelque 162 millions de personnes pourraient succomber à des maladies causées par le réchauffement climatique dans la seule région d'Afrique sub-saharienne. D'autre part, la lutte pour des ressources qui se raréfieront risque de provoquer des violences. Christian Aid exhorte dans son rapport le gouvernement britannique à prendre les devants parmi les pays riches pour enrayer le réchauffement climatique. L'organisation prône surtout le passage de pays d'Afrique sub-saharienne aux énergies renouvelables, ce qui bénéficierait selon elle à l'environnement tout en générant des emplois, en améliorant la santé de ses habitants et en créant de meilleurs conditions pour l'éducation. "Ce rapport expose clairement et met à nu l'impact dévastateur qu'aura le changement climatique provoqué par l'Homme sur de nombreuses populations parmi les plus pauvres du monde", a déclaré Sir John Houghton, qui a siégé dans un groupe de travail scientifique établi par le Comité intergouvernemental sur le changement climatique. "Cette réalisation expose un impératif moral inéluctable pour ceux d'entre nous dans le monde développé qui avons tant bénéficié d'énergie peu chère à base de carburants fossiles. Nous devons répondre par une action urgente et déterminée", a-t-il rajouté. AP
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Mercredi 26 avril 2006
Un groupe de recherche du Tokyo Institute of Technology a mis au point un prototype de moteur expérimental qui génère une force de rotation à partir de la réaction chimique entre l'eau et le magnésium. Ce prototype consiste en un cylindrique métallique possédant une entrée d'eau sur sa partie inférieure et deux sorties pointant dans des directions opposées sur sa partie supérieure. Le cylindre est rempli de morceaux de magnésium et chauffé à 600 degrés celsius. Quand de l'eau est ajoutée, celle-ci réagit avec le magnésium pour former de l'oxyde de magnésium et de l'hydrogène: Mg + H2O --> MgO + H2. La force propulsive provoquée par la sortie des deux gaz du cylindre fait tourner celui-ci sur son axe. L'hydrogène réagit alors avec l'oxygène de l'air pour former de la vapeur d'eau. Ce moteur n'utilisant pas d'énergie fossile, il n'émet pas de dioxyde de carbone. De plus, l'oxyde de magnésium qui résulte de la réaction peut être recyclé. En effet, le Tokyo Institute of Technology travaille en collaboration avec Mitsubishi Corp. sur un projet baptisé "Entropia Laser Initiative", dont l'objectif est de recycler l'oxyde de magnésium en l'exposant à un laser fonctionnant à l'énergie solaire.
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Mercredi 26 avril 2006
(Source vérifiée) L'arrivée d'ours slovènes dans les Pyrénées françaises ravive un débat plus philosophique qu'écologique sur la capacité de l'homme à cohabiter avec la nature sauvage, estiment philosophes et naturalistes. "L'enjeu est tout à fait symbolique de la capacité de nos sociétés à cohabiter avec d'autres espèces. L'humanité ne peut-elle exister qu'à partir du moment où elle réduit toute autre forme de vie?", s'interroge ainsi Dominique Bourg, directeur du Centre de recherches et d'études sur le développement durable à l'Université de Troyes. "Il reste peu d'espaces sauvages et la confrontation avec les activités économiques est ici frontale", remarque-t-il. "Sans nier les difficultés, réelles, que pose (la présence de l'ours dans une région pastorale comme les Pyrénées), celles-ci sont attachées au fait que nous avons atteint un degré d'artificialisation et d'extension de l'espèce humaine devenu extrême, contradictoire avec la perpétuation de la vie sauvage", ajoute ce philosophe de formation, co-rédacteur de la Charte de l'Environnement désormais attachée à la Constitution française. "L'humanité veut-elle garder ou non la grande faune sauvage, encombrante et dangereuse, ou ses seuls commensaux, les rats, les cafards et les pigeons?", renchérit Yves Paccalet, biologiste, botaniste et zoologue. Ecrivain et philosophe, auteur d'un pamphlet au titre misanthrope - "L'Humanité disparaîtra: bon débarras!" (Arthaud) - qui a souvent côtoyé les ours du Kamtchatka dans l'extrême-est sibérien, il appelle à "trouver un modus vivendi avec la beauté du monde". "En Slovénie, en Sibérie, les conflits avec l'ours existent aussi. Comme ailleurs avec les tigres ou les éléphants. Mais pourquoi serait-ce bien ailleurs et mauvais chez nous? Certes, l'ours est potentiellement dangereux, mais l'animal qui tue le plus en France reste la voiture", lance-t-il. Le naturaliste Jean-Pierre Raffin, fondateur de la chaire d'écologie de l'Université de Paris-VII Jussieu en 1970, se demande si "notre civilisation est capable de cohabiter avec d'autres espèces qu'elle-même?" Le débat, se souvient-il, fut "exactement le même en 1996-97, à l'arrivée des ours Melba (tuée un an plus tard par un chasseur), Pyros et Ziva", programme auquel il avait participé. "Culturellement, on a perdu l'habitude de vivre avec les contraintes des prédateurs et il faudra une ou deux générations à la population pour réapprendre". "Ici, déplore-t-il, les bergers ont transformé leurs chiens de garde en compagnons anthropisés. Et puis, refusant l'ours par principe, ils refusent aussi les mesures techniques de gardiennage". "Leur rejet de l'ours reflète leur mal être", estime-t-il, de concert avec Jean-Jacques Blanchon, directeur des programmes de la Fondation Nicolas Hulot pour l'environnement. "Les opposants à l'ours traduisent le désarroi d'une région qui voit l'ensemble de la société se mêler de la gestion de son territoire et d'élus qui n'ont rien à proposer pour faire vivre leur montagne", regrette-t-il. "Les Pyrénéens qui acceptent l'ours sont conscients que l'animal appartient à leur culture et qu'ils ont une responsabilité à assumer: l'ours est le symbole de la conciliation entre le sauvage et la présence de l'homme", croit-il. "Revient-il à une société de décider de la présence ou non du vivant à ses côtés?"
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Vendredi 7 avril 2006
L'Espagne contaminée par les OGM... selon Greenpeace L'Espagne, qui cultive du maïs transgénique depuis 1998, se trouve confrontée à une contamination "sans précédent" de son agriculture traditionnelle, ont déclaré les organisations écologistes Greenpeace-France et Espagne dans une étude publiée mardi. Réalisé en partenariat avec deux organisations espagnoles, la Plataforma Transgènics Fora! et l'Assemblea Pagesa de Catalunya, le rapport de Greenpeace s'appuie sur une enquête de terrain et des analyses effectuées sur une quarantaine d'exploitations agricoles conventionnelles et biologiques, dans deux provinces espagnoles, la Catalogne et l'Aragon. Résultat : près d'un quart des champs de maïs testés se révèlent contaminés par du maïs OGM jusqu'à un taux de 12,6% ; les distances de sécurité entre les champs transgéniques et les autres ne sont pas respectées ; les multinationales disséminent des OGM non autorisés (p.14-16), etc. Ce rapport sera envoyé à tous les députés français, appelés à se prononcer sur le projet de loi français sur les OGM d'ici le mois de juin. "L'exemple espagnol, loin d'être la "success story" des OGM en Europe montre à quel point l'agriculture conventionnelle ou biologique est progressivement cannibalisée par les plantes transgéniques, analyse Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. Ne commettons pas les mêmes erreurs que nos voisins ! Nous demandons au députés de protéger les Français de la contamination en refusant ce projet de loi qui la légalise. Peuvent-ils ignorer le souhait de 78% de leurs concitoyens qui réclamant un moratoire sur les OGM et les réserves émises à diverses reprises par Jacques Chirac lui-même ?" Le rapport paraît la veille de l'ouverture de la Conférence de Vienne, organisée les 5 et 6 avril par la Commission européenne et l'Autriche, qui préside le Conseil de l'UE jusqu'à fin juin. Cette première grande conférence européenne sur les OGM invite ministres de l'Agriculture et de l'Environnement, ONG et scientifiques à se pencher sur la question controversée de la coexistence entre cultures transgéniques et cultures conventionnelles ou biologiques. "Justement, remarque Juan Felipe Carrasco, responsable de la campagne OGM de Greenpeace Espagne et co-auteur du rapport, notre étude montre clairement que la coexistence est un leurre et que les cultures d'OGM à grande échelle empêchent définitivement les consommateurs et les producteurs de choisir des produits ou des semences sans OGM." Mercredi 5 avril, une grande marche réunira à Vienne plusieurs centaines de représentants des 172 "Régions sans OGM" d'Europe, qui réclament la reconnaissance officielle de leur droit à interdire les OGM. Source Greenpeace France
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Vendredi 7 avril 2006
Sauver la planète: les bactéries à la rescousse (Source vérifiée) Eliminer les déchets, remplacer les hydrocarbures qui s'épuisent, limiter la production des polluants, les bactéries peuvent sauver la planète et la communauté scientifique étudie comment les y aider. "Le rôle de l'infiniment petit dans la nature est infiniment grand": citant Louis Pasteur, Jean Weissenbach, directeur du Centre national de séquençage à Evry, près de Paris, qui a établi la carte génétique de l'homme, s'intéresse aujourd'hui à celle des micro-organismes vivants. La bactérie, estime-t-il, est "la solution biotechnologique, économe en énergie", à la disparition programmée des hydrocarbures et au recyclage des déchets. "Le monde bactérien est gigantesque et très important pour l'environnement. Il doit permettre de mieux connaître les changements globaux qui guettent le monde, dont le réchauffement du climat", insiste le chercheur. "Il faut donc reconstituer le génome complet des bactéries. Le génoscope entend y prendre une part majeure", a-t-il indiqué mercredi lors d'une conférence de presse. Les bactéries sont les plus anciennes formes de vie: leur apparition remonte à 3,5 milliards d'années, soit 1 milliard d'années après celle de la Terre. Elles sont partout, dans les sols et le corps humain, les océans ou les canalisations et représentent près de la moitié de la biomasse, presque à égalité avec la masse végétale. Elles ont su s'adapter à toutes les températures, aux milieux acides et salins et ont été "capables de coloniser un nombre considérable de niches écologiques", souligne Jean Weissenbach. Aujourd'hui, moins de 1% des bactéries existant dans le milieu naturel sont isolées et cultivées en laboratoire. La tâche est immense, car l'arsenal de gènes bactériens développés au cours de l'évolution pourrait atteindre les 10 milliards. Le génoscope entend donc procéder à l'inventaire des espèces bactériennes et des gènes présents dans ces bactéries, puis tenter de mieux connaître les processus biochimiques de synthèse et de dégradation des composés organiques. Le travail systématique sur Acinetobacter a ainsi permis d'identifier et d'étudier la fonction de ses 3.200 gènes. Une fois compris les paramètres à l'oeuvre, il deviendra possible de développer des solutions biologiques aux problèmes d'environnement et au profit de la chimie de synthèse, celle qui se passe des hydrocarbures. Un programme en cours depuis 1999, Cloaqua Maxima - du nom du grand égoût de Rome - s'intéresse ainsi aux boues de la station d'épuration des eaux usées d'Evry afin d'obtenir un tableau exhaustif des espèces présentes et de mieux connaître les mécanismes et les acteurs de l'épuration, explique Jean Weissenbach. L'enjeu est aussi ici, dans le cadre d'un projet européen qui vise à réduire la production des boues d'épuration sans compromettre l'efficacité du traitement, de faire en sorte que ces boues "soient moins nombreuses et moins dangereuses pour l'environnement". "L'industrie chimique, surtout en France, a mis du temps à se convaincre que la bioconversion sera cruciale dans les années à venir", reconnaît Jean Weissenbach. "Mais aujourd'hui, elle essaie de s'approprier ces cultures pour remplacer les hydrocarbures, dont le prix augmente et la disponibilité diminue", ajoute le directeur du centre d'Evry, Pierre Tambourin. "Nous avons une mission d'évangélisation technologique", renchérit Philippe Marlière, chercheur au Génoscope. Il cite l'avance des Etats-Unis sur le séquençage des bactéries de l'environnement financé par le Département de l'Energie, qui espère ainsi, grâce aux bactéries, dépolluer ses sols et produire du bio-hydrogène.
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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Dimanche 2 avril 2006
En ayant recours à des volcans, des geysers et des cascades pour produire de l’électricité et se chauffer, l’Islande faisait déjà figure de modèle dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mais ce pays, qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, songe à présent à utiliser le basalte, une ressource disponible en abondance sur son territoire, pour piéger ses émissions de dioxyde de carbone. Les scientifiques savent depuis plus de cinquante ans que l’érosion chimique naturelle des roches consomme un peu de CO2 présent dans l’atmosphère, et dissout des solides tels que le calcium. Les rivières drainent dans l'océan le CO2 dissous ainsi que les composés chimiques résultants de l’érosion, puis le calcium et le CO2 dissous peuvent se combiner pour former du carbonate de calcium solide – semblable au matériau constitutif des coquillages, qui gagne ensuite les profondeurs. L’érosion du basalte - cette roche présente en abondance sur le sol islandais - est rapide comparée à celle d’autres types de roches, et contient une quantité plus grande de calcium. Une équipe de chercheurs américains et islandais comptent tirer partie de ces particularités pour mener l’année prochaine une expérience novatrice. L’une des options retenues est d’importer du gaz carbonique sous forme liquide et de l’injecter sous pression en profondeur dans les roches basaltiques. Par érosion, le calcium extrait du basalte se recombinerait avec le dioxyde de carbone dissous pour former du carbonate de calcium solide. Si cette expérience donne de bons résultats en Islande, elle pourrait être étendue à de nombreux pays, tels les Etats-Unis, l’Inde, la Russie et le Brésil, qui pourraient alors, en théorie, se montrer capables de capturer le dioxyde de carbone émis par leurs usines avant son éjection dans l’atmosphère, puis de l’enfouir. Reste le problème de la capture du dioxyde de carbone s'échappant des usines, en vue de son transfert vers les zones d'enfouissement. Le projet Castor, mené sous l’égide de l'IFP (Institut français du pétrole) et de la Commission européenne, est le premier exemple d'un tel captage, qui témoigne de la faisabilité de ce procédé. D’après Eileen Claussen, présidente du centre Pew, à Washington, « la capture du dioxyde de carbone et son stockage dans des formations géologiques pourrait constituer une part significative de la solution au changement climatique ». Si cette expérience pourrait représenter une avancée majeure dans la réduction des émissions, les membres de l’équipe de recherche restent réalistes : « Personne n’est capable de capturer l’intégralité du CO2 émis par la combustion des énergies fossiles. Mais les preuves d’un réchauffement climatique s’accumulent : nous devons faire quelque chose ! »
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Dimanche 2 avril 2006
D es chercheurs américains ont créé des porcs dont la chair est enrichie en oméga-3, les fameux acides gras polyinsaturés dont la consommation est recommandée pour prévenir diverses pathologies, dont les maladies cardiovasculaires ou les cancers. Yifan Dai (Université de Pittsburgh, USA) et ses collègues ont transféré dans des cellules de porc un gène issu d’un ver qui transforme les oméga-6 en oméga-3. Les chercheurs ont ensuite créé les porcs transgéniques grâce à la technique de clonage par transfert nucléaire, utilisé pour la brebis Dolly. L’équipe de Dai, dont les travaux sont publiés dans Nature Biotechnology, a ainsi obtenu cinq cochons dont la viande est riche en oméga-3. Ces animaux transgéniques sont un bon modèle pour étudier les effets des oméga-3 sur les maladies cardiovasculaires, estiment les chercheurs. Autre débouché : la consommation humaine. Alors que les poissons gras comportent le risque d’être pollués par le mercure, le porc enrichi aux oméga-3 serait une bonne alternative, suggèrent les chercheurs. Ce porc transgénique, qui demeure riche en graisses animales peu recommandées pour la santé, est encore loin des assiettes. Obtenir l’autorisation de commercialiser un tel animal prendrait beaucoup de temps. Et encore faudrait-il être certains que le jeu en vaut la chandelle. Les bénéfices des oméga-3 sont en effet très discutés. Les études sont contradictoires. D’après une méta-analyse publiée dans la dernière édition du British Medical Journal, les bénéfices des oméga-3 n’ont pas été clairement démontrés. Les chercheurs ont analysé les résultats de 89 études qui vérifiaient les effets de ces acides gras sur la mortalité, les maladies cardiovasculaires et les cancers. Ils n’ont pas trouvé d’effets sur la réduction de la mortalité ou sur les risques d’attaques cardiaques ou de cancer. Sans décourager le public de consommer ces acides gras, les auteurs suggèrent que leurs effets doivent être régulièrement réévalués.
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Dimanche 2 avril 2006
Un probleme de connexion avec over-blog a fait que les derneiers articles date
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Dimanche 26 mars 2006
400 millions d'enfants réclament de l'eau pour leur survie L'absence d'eau ou d'installations sanitaires adéquates tue un enfant toutes les 15 secondes dans le monde et affecte la scolarité des autres, leur laissant peu de chance de sortir de la misère, prévient l'Unicef à la veille de la Journée mondiale de l'eau. "Les enfants paient le plus chèrement l'absence d'hygiène" rappelle l'organisation des Nations unies pour l'enfance qui estime qu'ils sont 400 millions dans cette situation, selon un communiqué publié mardi à Mexico, où s'achève le 22 mars le 4e Forum mondial de l'eau. "Les diarrhées ordinaires affectent les moins de 5 ans plus que toute autre maladie, tuant chaque jour 4.500 enfants (...) Les maladies liées à l'eau sapent leur énergie et leurs capacités d'apprentissage", poursuit l'Unicef. Chaque jour, explique-t-elle, de nombreux enfants des pays en développement manquent l'école parce qu'ils sont malades et les jeunes filles pubères cessent de la fréquenter en l'absence d'installations sanitaires adéquates. "Dans ces conditions, les enfants ont peu de chance d'échapper à la misère. Le sous-développement chronique est inévitable", ajoute l'Unicef. _____________________________________ Forum de l'eau: les gouvernements doivent se mobiliser "plus fortement" Le Conseil mondial de l'eau a appelé mardi les gouvernements à se "mobiliser plus fortement" pour l'eau, dont l'absence ou la mauvaise qualité "tue dix fois plus que toutes les guerres", à l'ouverture de la session ministérielle du Forum mondial à Mexico. "L'absence d'eau ou sa mauvaise qualité tue dix fois plus que toutes les guerres réunies", a rappelé le président du CME Loïc Fauchon aux quelque 140 délégations présentes, dont 70 sont emmenées par leur ministre de l'Eau ou de l'Environnement. Enumérant les obstacles à surmonter pour une distribution équitable de l'eau, il a insisté sur "la gestion incohérente et la priorité donnée à d'autres secteurs", tout autant que sur la "difficulté d'alimenter des mégacités tentaculaires et incontrôlables, la déforestation, la pollution des sols ou le dérèglement du climat". "Affirmons le droit à l'eau sans ambiguïté, comme un élément essentiel de la dignité humaine", a-t-il également lancé en notant que le "sujet, passionnel, est toujours sensible" et qu'un rapport du Conseil publié pendant le forum visait à "clarifier" cette notion. Le ministre mexicain de l'Environnement qui ouvrait la session, Jose Luis Tamargo, a réclamé des "investissements massifs, nationaux et internationaux" en faveur de l'eau et des infrastructures de traitement et d'évacuation. Mais pour Loïc Fauchon, "la communauté internationale devra payer les infrastructures des 50 ou 60 pays les plus démunis : il faut en finir avec les calculs mathématiques et les plans de restructuration inhumains" qui font peser une lourde charge sur les populations. Tous deux ont enfin insisté sur la nécessaire "décentralisation" et la "bonne gestion" de l'eau qui passe notamment par l'association des collectivités locales aux programmes et à la maintenance. La session ministérielle constitue la dernière partie du 4e Forum mondial de l'eau qui s'achève mercredi, avec la célébration de la Journée mondiale de l'eau. Pendant la semaine écoulée, le forum a accueilli 13.000 participants, 202 sessions thématiques et 378 conférences, dont pour la première fois celle de parlementaires du monde entier, a indiqué M. Tamargo.
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Dimanche 26 mars 2006
source LE MONDE | 20.03.06 Nous sommes à la veille de la plus grande crise d'extinction depuis la disparition des dinosaures." Ahmed Djoghlaf ne mâche pas ses mots, alors que s'ouvre, lundi 20 mars, à Curitiba, au Brésil, la 8e conférence d'application de la convention sur la biodiversité signée en 1992. M. Djoghlaf, le secrétaire de la convention, ne fait que synthétiser une idée largement partagée par les naturalistes. Le rythme actuel d'extinction des espèces est au minimum 260 fois plus rapide que le rythme évalué depuis l'apparition de la vie sur Terre, résume Robert Barbault, du Muséum national d'histoire naturelle, dans Un éléphant dans un jeu de quilles (Seuil, 2006). La communauté internationale a adopté en 2002, à La Haye, l'objectif de réduire en 2010 le taux d'extinction des espèces. Mais aucun acte concret n'a permis d'enrayer le désastre silencieux qui est en cours, particulièrement dans les forêts tropicales. Face à l'impuissance de la convention sur la biodiversité, de nombreux experts et diplomates s'intéressent aux dispositifs créés par le protocole de Kyoto sur le climat. Ce sera un des principaux sujets de discussion à Curitiba. En effet, à travers le "mécanisme de développement propre", le protocole de Kyoto commence à injecter dans la lutte contre le changement climatique le nerf de la guerre, à savoir l'argent. Des entreprises des pays du Nord peuvent ainsi se voir créditer les émissions de gaz carbonique qu'elles évitent en investissant dans des procédés propres dans les pays du Sud. Ces crédits seront valorisés dans quelques années. BIO-SÉQUESTRATION DU CARBONE Dans la mesure où les forêts fixent le gaz carbonique, elles pourraient participer à ce système. L'hypothèse a été étudiée dans un colloque qui vient de se tenir sous l'égide de l'Unesco, à Paris. "C'est un enjeu majeur, dit Guy Reinaud, de l'association Pro Natura International. Si on ne paye pas pour protéger les forêts, on va perdre leur biodiversité en cinquante ans. Par ailleurs, la déforestation influe sur le changement climatique, puisqu'elle représente près de 20 % des émissions de gaz à effet de serre." Le principe est donc simple : en échange de crédits de CO2, des entreprises financeraient des projets de reboisement ou de prévention de la déforestation. Mais elles sont pour l'heure peu incitées à le faire : "Les projets forestiers sont aujourd'hui plus coûteux à mettre en place que la réduction des émissions de gaz dans des installations industrielles", dit Benoît Bousquet, de la Banque mondiale. Pour rendre la bio-séquestration du carbone plus attractive, "il faudra combiner plusieurs objectifs", estime Natarajan Ishwaran, directeur de la division des sciences écologiques de l'Unesco : "réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi protection de biodiversité, production de biocarburant et développement local." Les pays forestiers sont de plus en plus intéressés par cette formule et ont lancé une initiative dans ce sens lors de la conférence de Montréal sur le climat, fin 2005. L'Unesco espère pouvoir faire bientôt démarrer plusieurs projets pilotes, notamment en Amazonie.
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