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Mardi 23 mai 2006
Deux commissions fédérales demandent l'interdiction des expériences sur les grands primates et davantage de retenue dans les recherches sur les autres singes. Motif: ces animaux occupent une place particulière en raison de leurs exceptionnelles capacités cognitives et émotionnelles. La commission fédérale d'éthique pour la biotechnologie dans le domaine non humain (CENH) et la commission fédérale pour les expériences sur les animaux (CFEA) ont présenté lundi à la presse à Berne leur rapport commun intitulé «Recherches sur les primates: évaluation éthique». Statut à part Le rapport souligne les facultés à la fois cognitives et émotionnelles des primates, ce qui leur confère un statut à part. Pour cette raison, les deux commissions demandent une plus grande retenue dans l'octroi d'autorisations à des expériences utilisant des primates. De même, il faut une expertise interdisciplinaire préalable portant sur leurs aspects scientifiques et sur l'objectif de la recherche. Cet examen doit être prescrit par la loi, demandent la CENH et la CFEA. Klaus Peter Rippe, président de la CENH, précise à swissinfo que «ces recommandations interviennent dans la perspective de l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la protection des animaux et qu'il en sera tenu compte dans son application». Primates anthropoïdes Quant aux expériences sur les grands primates (bonobos, chimpanzés, gorilles et orangs-outans), elles devraient être totalement interdites, étant donné la place à part des singes anthropoïdes au sein de l'espèce. Seule la recherche basée sur l'observation est moralement défendable. Même si aucune expérience de ce type n'est actuellement menée en Suisse, il convient d'interdire expressément ces pratiques dans la loi, estiment les deux commissions. Norma Schenkel, zoologue et membre de la CFEA, ne cache pas son mécontentement. «Cela n'a aucun sens d'interdire la recherche sur les grands singes puisqu'il n'y en a pas, déclare-t-elle à swissinfo. Les commissions auraient pu montrer plus de courage en proposant l'interdiction de l'expérimentation clinique sur tous les singes en cas de trop grandes souffrances.» Par ailleurs, les commissions recommandent aux instances de financement de la recherche de ne pas soutenir d'expériences utilisant des primates sans avoir demandé au préalable une expertise éthique. Selon les statistiques fédérales, en 2004 424 primates ont été utilisés dans l'expérimentation animale. Deux tiers l'ont été par l'industrie, un tiers par les Hautes Ecoles et les hôpitaux. Recherches acceptables La loi sur la protection des animaux en vigueur accepte les expériences sur les animaux (primates inclus) s'il ressort que les intérêts humains prévalent sur la contrainte imposée aux animaux. La grande majorité des deux commissions estime que, à l'exception des expériences réalisées sur les singes anthropoïdes, celles utilisant des primates sont acceptables moralement. Klaus Peter Rippe, président de la CENH, rappelle que les humains sont également des primates. Ces derniers disposent de propriétés cognitives complexes, comme la capacité de projection dans l'avenir, de stratégies d'action, de montrer de la peine ou de l'affliction et ils ont une conscience de soi. On ne peut jamais être sûr que ces facultés sont présentes chez les autres primates, mais les indices sont là, explique M. Rippe. Un doute sur ce qu'on peut infliger à un primate doit clairement profiter à l'animal. La pesée des intérêts humains face aux contraintes imposées aux animaux doit se faire avec une extrême diligence. Ouistitis à l'EPFZ Concrètement, les deux commissions se sont penchées sur la recherche concernant la dépression menée avec des ouistitis à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich, explique la présidente de la CFEA Regula Vogel. Lors de ces essais, de jeunes ouistitis étaient séparés de leur mère dans le but d'examiner sur eux les conséquences neurobiologiques du stress. Or, selon Mme Vogel, beaucoup de facteurs sont importants dans la dépression, pas seulement le stress causé par une séparation. La recherche sur la dépression humaine est certes importante, mais l'utilité de l'expérience menée par l'EPFZ est aujourd'hui mise en doute. Dignité de l'animal Les défenseurs des animaux veulent aller plus loin que les commissions: à l'unisson, ils demandent l'arrêt des «cruautés envers les singes». La Protection suisse des animaux (PSA) ne voit pas en quoi le droit des primates anthropoïdes est distinct de celui des autres singes. Pour la Fondation pour le droit juridique de l'animal, le rapport souligne la grande proximité entre l'homme et le singe. Il faut donc soutenir sans réserve toutes les recommandations émises. Mais face à la dignité de l'animal, il s'agit de toute manière de renoncer à toute expérimentation sur des singes. swissinfo et les agences CONTEXTE - La loi en vigueur sur la protection des animaux prévoit que les expériences qui peuvent causer des douleurs, des maux ou des dommages, les mettre dans un état d'anxiété, perturber notablement leur état général ou porter atteinte à leur dignité doivent être limitées à l'indispensable. - Même si aucune expérience sur les grands primates n'est actuellement menée en Suisse, les experts souhaitent inscrire une interdiction dans la loi. FAITS MARQUANTS L'ADN des grands singes est similaire à celle de l'homme à plus de 96%. En Suisse, on utilise chaque année moins de 500'000 animaux contre près de deux millions en 1983. En 2004, 90% des animaux utilisés par l'expérimentation étaient des rongeurs, mais aussi des poissons, des lapins, de la volaille et des amphibiens. 424 primates ont été utilisés, les deux tiers l'ont été par l'industrie et un tiers par les Hautes Ecoles et les hôpitaux.
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Mardi 23 mai 2006
Pilotée par le ministère de l'écologie et du développement durable, la prochaine semaine du développement durable se déroulera du lundi 29 mai au dimanche 4 juin 2006. La Journée mondiale de l'environnement se tiendra comme chaque année le 5 juin. Objectifs pédagogiques : informer et sensibiliser le public en présentant concrètement le développement durable et les domaines qu'il recouvre. impliquer largement les médias dans la diffusion des messages grâce à des partenariats. Il s'agira également d'illustrer les différents domaines concernés par le développement durable (transports, biodiversité, changement climatique, déchets...) Objectifs incitatifs : motiver et soutenir des changements de comportements en expliquant aux acteurs de la société civile comment agir en faveur du développement durable, tant dans leur vie personnelle que professionnelle mobiliser plus spécialement le public sur certains des objectifs nationaux de développement durable (par exemple, dans le cadre de la réduction de 3% par an des gaz à effet de serre d'ici 2050 ou de la campagne nationale sur la réduction des déchets). C'est donc l'occasion de prendre conscience de nos actions et de travailler main dans la main pour un avenir plus radieux... Chaque ville organise ses propres évènements, le mieux est donc de se renseigner directement auprès de sa municipalité. Semaine du développement durable 2006 : Vivons ensemble autrement
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Mardi 23 mai 2006
Le gouvernement de la Bavière (sud) a autorisé hier l'abattage d'un ours brun repéré depuis quelques jours sur le territoire allemand, considérant que le plantigrade, probablement venu du Tyrol italien via l'Autriche, était "incontrôlable" et donc dangereux pour l'homme. Il s'agit du premier ours signalé en Allemagne depuis 1835.
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Jeudi 18 mai 2006
Pile à combustible : elle arrive ! 


Forte de ses promesses, cette technologie fait inéluctablement son chemin dans le marché. Après avoir démarré dans les applications stationnaires, elle pointe le nez dans les portables. Et se positionne dans l’avenir comme une alternative séduisante au pétrole dans les transports.
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Plus que jamais, le marché des piles à combustibles frémit. Dès l’an prochain, on devrait voir fleurir sur le marché des scooters électriques propulsés par cette technologie, comme ceux déjà commercialisés par Yamaha, Honda ou Intelligent Energy.  Dans les produits électroniques nomades comme les PC portables, les téléphones mobiles ou les baladeurs multimédia que les géants asiatiques de l’électronique préparent la déferlante pour 2007. Ici, les attentes sont énormes. Le marché est colossal en volume.

Dans l’automobile, le coréen Hyundai pourrait créer la surprise en lançant en Chine en 2010 des voitures embarquant une pile à combustible. Dans les applications stationnaires, le marché est déjà une réalité comme le démontre le leader des onduleurs APC qui propose dès aujourd’hui une offre commerciale pour l’alimentation de secours des centres informatiques.

Si véritablement le temps des énergies fossiles est compté – un demi siècle encore ? – l’hydrogène, le carburant de la pile à combustible, a une voie royale devant lui, concrétisant le beau vieux rêve de disposer d’une source d’énergie continue, « propre » et durable. Ce gaz est abondant dans l’univers, « brûle » sans polluer ni émettre de CO2, et se produit simplement tant à échelle industrielle (procédés pétrochimiques) qu’à échelle locale, voire « artisanale ». Il présente certes quelques défauts, à commencer par son inflammabilité, source de contraintes réglementaires, et sa volatilité qui le rend difficile à stocker.

La première vertu de l’hydrogène est d’être propre. Sa recombinaison avec l’oxygène de l’air n’engendre, il est vrai ni polluants locaux (particules, CO, Nox), ni CO2. Encore que cette affirmation soit à relativiser. Le procédé couramment utilisé pour sa production, reformage d’hydrocarbures, génère en effet du CO2. Tout comme la filière au méthanol, privilégiée dans la phase d’attaque du marché des applications portables. Et l’hydrogène industriellement produit à ce jour n’est pas totalement pur. Ainsi, Gaz de France estime que de l’hydrogène produit à partir de gaz génère 4 mg de Nox par kWh… cinq fois moins, tout de même que les procédés thermiques les plus performants.

 Le bénéfice environnemental de l’hydrogène est cependant immense car, contrairement aux carburants qui polluent partout là où ils sont brûlés, la filière hydrogène n’engendre de rejets que sur le lieu de sa production. Ainsi, dans l’avenir, le CO2 sera-t-il infiniment plus simple à piéger et à séquestrer, sur les quelques usines à fabriquer l’hydrogène.

Pour autant, ce ne sont pas exclusivement des considérations liées à la raréfaction du pétrole qui motivent cet engouement pour la pile à hydrogène. Dans le transport, par exemple, le couple moteur + pile offre un rendement exceptionnel et l’absence de bruit. Dans le domaine des objets nomades, la pile supplée le tassement des progrès réalisés sur les accumulateurs, doublant ou triplant d’emblée l’autonomie de ces appareils. Grâce à la recharge immédiate qu’elle offre, l’utilisateur bénéficiera d’un fonctionnement ininterrompu tant qu’il disposera de cartouches de combustible. Plus besoin d’attendre de disposer d’une prise électrique pour retrouver l’usage de son appareil portable, ni de patienter des heures pour en recharger la batterie.

 Dans les alimentations de secours, la problématique est encore différente. Là où un groupe électrogène diesel demande une maintenance régulière et où les batteries obligent à un fastidieux renouvellement, la pile à combustible offre une parfaite fiabilité pour peu d’entretien. Les dirigeants d’APC, promoteurs de cette technologie pour l’alimentation de secours des salles informatiques, affirment que le kWh s’avère plus économique avec une pile qu’avec un groupe électrogène. Et de toue façon, le surcoût initial est complètement effacé à la première panne mécanique! Surtout dans une salle d’informatique bancaire ou chez un fournisseur d’accès Internet.

De même la PAC résout élégamment le problème d’alimentation en énergie de régions isolées, hors raccordement électrique. C’est surtout vrai de pays ou régions riches en énergies renouvelables comme le Canada avec l’hydraulique, l’Islande avec la géothermie, la Californie avec le solaire, ou la Scandinavie avec le vent. Avec l’avantage d’offrir une alimentation énergétique 100% propre dès la source. La synergie de la pile à combustible avec les énergies renouvelables peut dans certains assurer l’autonomie énergétique, comme le démontre l’exemple de l’île d’Utsira, en Norvège. Ici, la population est alimentée en courant par des éoliennes. En périodes de fort vent, l’excédent sert à produire de l’hydrogène par électrolyse. Ce combustible est utilisé lors des pics de consommation ou en périodes de faible vent. La combinaison de la PAC et de l’éolien assure ainsi l’autonomie énergétique de l’île.

L’Europe du Nord est d’ailleurs véritablement entrée dans l’« ère Hydrogène ». En témoignent le projet à court terme de 580 kilomètres d’autoroute à hydrogène reliant Oslo à Stavanger, en Norvège, l’avalanche de projets de transport propre en Suède, ou encore la kyrielle de projets d’usine de cogénération (jusqu’à 500 kWe), au Danemark et en Finlande.

L’Amérique du Nord est aussi très en pointe, à commencer par le Canada, berceau de deux firmes leaders au plan international, Ballard et Hydrogenics, et la Californie, Eldorado des véhicules zéro-émission. Ainsi, la province de Colombie-Britannique prétend rien de moins que devenir le principal marché de l’hydrogène d’ici 2020. Et General Motors, grand promoteur de la pile outre-Atlantique a fait chiffrer une étude qui évalue à 10 milliards d’euros la construction de 1 700 stations à hydrogène sur le territoire américain ! Rien qu’en Californie, d’ici 2010, 150 à 200 stations-service devraient parsemer les routes principales de l’Etat.

C’est l’Islande qui se montre à ce jour le plus ambitieux. Depuis 1999, ce petit pays de moins de 300 000 habitant mise sur l’hydrogène pour assurer son autonomie énergétique à l’horizon 2050. Regorgeant d’énergies hydraulique et géothermique, aujourd’hui très peu exploitées, il veut les transformer en hydrogène qu’il substituerait au pétrole dans son parc de bus, de bateaux de pêche et de voitures. Le plan d’action, dévoilé en 2001 par le consortium Iceland New Energy, qui regroupe notamment Daimler-Chrysler, Norsk Hydro et Shell, prévoit six étapes, la dernière étant l’exportation de l’hydrogène vers l’Europe sous forme liquide à –253°C.

Les enjeux économiques sont considérables. Selon des estimations canadiennes, la pile à combustible pourrait donner naissance à une industrie de 154 milliards de dollars en 2020. Avec à la clé, la création de 15 000 emplois par milliard de chiffre d’affaires et l’émergence de nouveaux champions comme le canadien Ballard ou la start-up allemande Smart Fuel Cell. Le Japon, le Canada, les Etats-Unis et l’Allemagne semblent les mieux positionnés. La Chine entre en course avec un programme R&D de 100 millions de dollars par an.

Les géants japonais de l’électronique, regroupés dans un programme de R&D de 250 millions de dollars par an sous l’égide du Miti, mettent la pile à combustible au cœur de leur stratégie de reconquête du marché. Bousculés par les Coréens et les Chinois dans le marché des piles portables, ils sont décidés à reprendre le leadership à la faveur de cette rupture technologique. Ce qui explique l’accélération du développement de la filière au méthanol pour les applications portables.

En Europe, le développement s’intensifie plutôt dans les transports avec le démarrage dans le cadre de 7e PCRD du projet HyChain. Coordonnée par Air Liquide, ce projet amplifie les tests sur les minibus, véhicules utilitaires, fauteuils roulants, scooters et vélos. Et au lieu de s’appuyer sur des stations de remplissage d’hydrogène, comme c’est le cas dans les expérimentations menées jusqu’ici, il testera un nouveau réservoir en composites qui fonctionne selon sur le modèle des cartouches pour les portables.

Car malgré ses belles promesses, l’hydrogène, à l’état gazeux, a le gros défaut de ne pas être «compact » : un litre d’essence a le même pouvoir énergétique que… 1 500 litres d’hydrogène à pression ambiante ! C’est pourquoi l’usage de ce gaz suppose un transport et un stockage à haute pression. A 700 bars, par exemple, un litre d’essence équivaut à trois litres d’hydrogène. C’est la solution couramment admise dans l’automobile et pour les applications stationnaires. Pour aller plus loin en réduction de volume, il faut livrer le gaz sous forme liquide à -253° C. Si la production de froid est contraignante, en revanche le stockage et le transport se trouvent simplifiés du fait de la faible pression dans les réservoirs. C’est pourquoi, BMW promeut cette solution sur ses concept-cars.

Une solution très avantageuse est de stocker l’hydrogène sous forme d’hydrures, métalliques ou liquides. Ces composés, inertes à température ambiante, se comportent comme des éponges à hydrogène et libèrent le gaz sous l’effet de procédés thermique ou catalytique. Ce mode de stockage parfaitement adapté au transport mais aussi dans les portables au simple regard de la sécurité : l’hydrogène est « libéré » au moment où l’on s’en sert. Ainsi, PSA qui teste cette solution sur un camion de pompier (l’exemple ne doit rien au hasard !) explique qu’en utilisant une solution aqueuse de borhydrure de sodium, le véhicule ne contient jamais plus 2,5 grammes d’hydrogène, soit l’équivalent d’un verre d’essence. Seul inconvénient : la faible densité massique en hydrogène, de 2 à 8% selon le type d’hydrure.

Le programme européen StorHy (6ème PCRD) contient un volet important consacré au stockage sous forme d’hydrures, en particulier dans l’optique de mettre au point les composés les plus légers, à base de magnésium, de lithium, d’aluminium… Plus récemment est apparue une technologie danoise (société Amminex A/S), destinée à des piles de faible puissance et qui simplifie radicalement le rechargement. Ce sont des pastilles solides gorgées d’ammoniac (NH3) adsorbé par du chlorure de magnésium. Le composé est stable et libère, par passage au travers d’un filtre catalytique, 10% de sa masse en hydrogène.

Partout, la recherche s’intensifie et la technologie gagne en maturité. La normalisation en matière de sécurité de stockage et de transport avance. Des réservoirs d’hydrogène conformes à la norme ISO11439 sont déjà fabriqués par des sociétés comme Quantum. Il reste encore à mettre la technologie à portée des voitures, à convaincre le législateur d’adapter la réglementation, aujourd’hui défavorable à l’hydrogène, et à gagner la confiance des utilisateurs.
Thierry Mahé et Ridha Loukil

Comment la pile à combustible fonctionne

La pile à combustible fonctionne selon le principe inverse de l’électrolyse de l’eau, inventé par l’électro-chimiste britannique William Grove en 1839. Le cœur comprend une anode (électrode positive) et une cathode (électrode négative), séparées par un électrolyte (un matériau qui bloque le passage des électrons). Grâce au catalyseur (platine couvrant les surfaces actives des électrodes), l’hydrogène (pur ou issu du méthanol) se combine avec l’oxygène (contenu dans l’air), générant à la fois eau, chaleur et électricité. Souvent l’eau ainsi produite s’évacue naturellement dans l’air sous forme de vapeur. La pile au méthanol produit en plus du CO2.
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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Jeudi 18 mai 2006
La couche d'ozone en voie de guérison ?



Stabilisée depuis quelques années, l'enveloppe protectrice de la Terre, la fameuse couche d'ozone, montre des signes de guérison. Cette rare bonne nouvelle environnementale serait directement attribuable à la mobilisation de la communauté internationale qui a signé, en 1987, le protocole de Montréal.

Financée par l'Institut météorologique du Danemark et la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), important organisme gouvernemental américain, cette étude confirme d'abord, comme d'autres avant elle, que la couche d'ozone s'est stabilisée grâce aux mesures prises ces 20 dernières années.

Elle ajoute toutefois une nouvelle donnée: la guérison est en cours.

En entrevue à La Presse, l'auteure de l'étude, Betsy Weatherhead, n'a d'ailleurs pas hésité à faire un rapprochement avec le protocole de Kyoto. À son avis, cette victoire démontre hors de tout doute que les États ont un impact direct sur l'avenir de la planète lorsqu'ils se serrent les coudes.

«C'est formidable, le protocole de Montréal est un véritable success story, lance la chercheuse de l'Université du Colorado. Nos observations montrent que l'atmosphère répond directement à ce qui a été entrepris depuis sa ratification. Après avoir décliné pendant des années, la couche d'ozone s'est stabilisée et montre maintenant des signes de guérison à plusieurs endroits.»

Une réserve existe, cependant: l'activité volcanique et solaire pourrait bien faire décliner à nouveau la couche d'ozone. Notons d'ailleurs que l'étude ne tient pas compte de l'absence, au cours de la dernière décennie, d'éruptions volcaniques majeures, lesquelles émettent du sulfate qui s'attaque à l'ozone.

«Il est possible que nous constations encore des niveaux très bas d'ozone au cours des prochaines années, explique Mme Weatherhead, mais la tendance générale que nous observons actuellement est que l'atmosphère commence à guérir.»

Essentielle à la vie sur Terre, la couche d'ozone recouvre la planète et protège les organismes vivants des rayonnements ultraviolets nocifs émis par le Soleil. Or, au milieu des années 80, la communauté scientifique a observé un amincissement dangereux de cette couche. Les chlorofluorocarbures (CFC), que l'on retrouvait surtout dans les bombes aérosols, les réfrigérateurs et les climatiseurs d'autos, ont aussitôt été montrés du doigt.

Les CFC modifient en effet la concentration et la distribution de la couche d'ozone dans la stratosphère. Ils sont ainsi responsables du fameux «trou» que l'on peut observer dans l'Arctique, lequel atteint parfois Montréal au printemps, précise Mme Weatherhead.

Le problème est que l'appauvrissement de la couche d'ozone permet une plus grande pénétration des rayons ultraviolets (UV) dans l'atmosphère, situation qui peut avoir des effets néfastes sur les cultures, la croissance des forêts et, surtout, la santé humaine.

Les scientifiques s'accordent en effet pour dire que l'amincissement de la couche d'ozone permet aux UV de s'attaquer aux yeux, de vieillir prématurément la peau et même de provoquer des cancers de la peau. On recommande donc, malgré les bonnes nouvelles, de continuer à se protéger du soleil.



De 1987 à 2006



Cela dit, ce problème majeur a incité 188 pays à signer, en 1987, le protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Cette entente visait une réduction progressive de la consommation, de la production et de l'exportation de huit substances néfastes pour la couche d'ozone, notamment les CFC, qui ont été interdits dès 1996.

«Nous avons remarqué que la concentration des produits chimiques qui s'attaquent à l'ozone a arrêté de croître en 1996. Nous avons aussi constaté que l'ozone a arrêté de se dégrader la même année. C'est donc très clair qu'il existe un lien entre les deux», soutient Mme Weatherhead. Il est aussi très clair pour la chercheuse que le protocole de Montréal est exemplaire dans son efficacité et son impact.

«Nous pouvons certainement faire un lien avec le protocole de Kyoto, a-t-elle dit. Le protocole de Montréal est un excellent exemple de ce qui peut être fait pour s'attaquer aux changements climatiques, à la différence qu'il est plus facile d'éliminer certains produits chimiques des frigos que de modifier nos habitudes de consommation. Une chose est sûre: nous devons agir, sinon nous payerons le prix de notre inaction.»
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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Mardi 16 mai 2006
Riz avec des gènes humains

Est-ce une avancée de la science qui devrait nous réjouir ou plutôt nous inquiéter? Une société californienne annonce la commercialisation d'un riz génétiquement modifié avec des gènes humains...

Sur le site web de l'entreprise californienne Ventria Bioscience, on peut lire que des études ont été menées sur des enfants péruviens. Et les résultats semblent concluants. Ventria Bioscience va donc commercialiser un riz transgénique avec des gènes d'origine humaine qui ont une particularité, celle de fabriquer deux protéines que l'on trouve dans le lait maternel, dans la salive et dans les larmes.

Ces protéines pourront être utilisées pour ralentir la déshydratation des enfants atteints de diarrhée. Il faut savoir que la diarrhée infantile est à la base de deux millions de décès chaque année. Toute avancée médicale pour prévenir la déshydratation provoquée par ces diarrhées est la bienvenue. Mais dans le cas qui nous occupe, la société californienne rompt avec une règle non écrite qui veut que l'on n'introduise pas de gènes humains dans les plantes.

Le riz que l’on va commercialiser est présenté, pour l'instant, comme une usine à protéines. Mais l'objectif de la firme qui l'a mis au point est de le vendre bientôt comme aliment ayant des propriétés médicales et non comme un médicament. Les longues procédures d'agréation seraient donc ainsi évitées ce qui n'apaise pas les craintes des opposants aux produits génétiquement modifiés.
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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Mardi 16 mai 2006

Merci à tous,
 je viens de passer le cap des 1000 visiteurs par mois
J'espere que ce blog vous plait et que tous nou pourrons faire avancer le monde
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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Mardi 16 mai 2006
Je viens de recevoir  un mail de la fondation Nicolas Hulot me demandant de mettre un lien sur mon blog pour défi pour la terre ce que je fais engagez vous pour le bien de l'environnement Merci
defipourlaterre.org/
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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Mardi 16 mai 2006
Je viens de recevoir un mail de la fondation Nicolas Hulot me demandant de mettre un lien sur mon blog pour défi pour la terre. [size=18]Alors engagez vous et luttons pour le bien de notre planète.[/size] [url]defipourlaterre.org/[/url]
par marie publié dans : sauvezlaplanete
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Mardi 16 mai 2006
Je viens de recevoir un mail de la fondation Nicolas Hulot me demandant de mettre un lien sur mon blog pour défi pour la terre ce que je fais engagez vous pour le bien de l'environnement Merci defipourlaterre.org/
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